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Le processus d’intégration porté par l’Union Africaine (UA) et à une moindre échelle, par les organisations sous-régionales de coopération interétatique, bat de l’aile. En effet, les grandes visions du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) tardent à connaître leur concrétisation. Cet état de choses est dû surtout aux entraves à la libre circulation des personnes et des biens à travers les frontières presque partout en Afrique. En dépit des grands discours sur l’intégration et autres belles promesses de grand’ messes de chefs d’Etats plus enthousiastes que pragmatiques, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs.
Dans la même dynamique régressive, ‘industrialisation du continent a du plomb dans l’aile. Hormis l’Afrique du Sud et quelques pays pétroliers qui profitent du boum actuel des hydrocarbures, le reste du continent demeure à la traîne au plan industriel, alors que des opportunités réelles existent, susceptibles de permettre l’essor du continent. Au nombre de celles-ci, la coopération Sud-Sud renforcée.
C’est dans cette perspective que le Comité d’organisation de la Foire Industrielle et Commerciale de Kara 2006 a jugé de l’opportunité de cette grande manifestation à Kara. Kara, deuxième ville et métropole située au Nord du Togo, a été choisie pour abriter les manifestations. Sa position géographique idéale presque au centre de l’Afrique occidentale fait en effet d’elle un carrefour stratégique où devraient pouvoir se conjuguer avec bonheur les synergies positives du continent.
Au cours de ces quinze jours de foire, les exposants venus de six pays différents auront à mettre en évidence les produits finis ou dérivés des industries de leurs pays respectifs. Ce sera également l’occasion de ces échanges relationnels interétatiques dont devrait se nourrir le processus de développement intégré du continent.
CLASS TINOS
DG de la FICK |